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 › ACTUALITÉ

Cancer du sein, je n’ai pas eu de chimiothérapie

Press Tv News - Acteurs de Santé Tv - vendredi 4 février 2022
par Stéphanie Chevrel & Gaël de Vaumas

Nous donnons la parole à Nathalie Garnier, membre de l'association Patients en réseau - Mon réseau cancer du sein. Diagnostiquée d'un cancer du sein en 2019, elle partage son expérience à l'occasion de la Journée Mondiale du Cancer  > Voir l'interview ICI

Diagnostiquée lors d’une mammographie de contrôle
« J’ai fait une mammographie de contrôle fin août 2018. Rien de particulier n’avait été observé, tout allait bien. Pourtant, en décembre, j’ai senti une boule dans mon sein gauche. Cela m’a alertée et j’ai pris rendez-vous avec mon gynécologue en janvier. Il pensait que c’était un kyste, mais il m’a quand même fait faire une mammographie de contrôle. Ce jour là, le radiologue m’a tout de suite annoncé que les résultats n’étaient pas bons. J’avais une intervention chirurgicale prévue en mars et je voulais être sûre de pouvoir la faire, une biopsie a été faite immédiatement. »

J’ai fait un test génomique et n’ai pas eu de chimiothérapie
« Au vu de ma mammographie, réalisée dans la clinique dans laquelle j’étais suivie, mon gynécologue m’a conseillé de prendre rendez-vous rapidement avec le chirurgien viscéral de cette même clinique qui opère les cancers du sein. C’est donc lui qui m’a prise en charge avec l’équipe pluridisciplinaire. Lors de notre premier rendez-vous, et en fonction des résultats de la biopsie, il m’a proposé de faire un test qui permettrait de vérifier si la chimiothérapie allait être bénéfique dans mon cas. C’est comme cela que j’ai fait un test génomique dont le résultat a montré que la chimiothérapie n’aurait aucun bienfait sur moi. J’ai donc eu une chirurgie, une mastectomie partielle, puis de la radiothérapie. Mon cancer étant hormonodépendant, je suis actuellement sous hormonothérapie. »

C’est mon chirurgien qui m’a parlé d’Oncotype DX
« J’ai entendu parler pour la première fois du test génomique par le chirurgien, lors de la consultation concernant la biopsie. Il m’a indiqué qu’un test Oncotype DX permettrait de voir si, dans mon cas, la chimiothérapie serait efficace. Je n’ai pas reçu davantage d’informations au départ, mais je lui ai dit oui ! Je lui ai fait confiance. J’ai tout de même été chercher des informations sur Internet parce que j’avais besoin d’en savoir plus. Cela m’a permis de mieux comprendre l’intérêt du test et comment il fonctionnait. »

Les tests génomiques, autant bénéfiques pour les patientes que pour la santé publique
« Par contre, j’ai été alertée lorsque j’ai vu le prix du test. Je me suis posée la question de savoir comment il allait être financé. Le chirurgien m’a rassurée en me précisant qu’il était pris en charge par la clinique. Cela m’a rassurée et m’a aussi permis d’avoir des informations sur le traitement qui serait le plus efficace pour moi. En réalité, le coût d’un test génomique, surtout s’il permet d’éviter des séances de chimiothérapie complètement inutiles dans mon cas, est bien moins élevé que la prise en charge d’une chimiothérapie et de ses effets secondaires, de médicaments à prendre en plus auxquels il faut ajouter les soins de support, les arrêts de travail plus longs… À long terme, les tests génomiques sont autant bénéfiques pour les patientes que pour la santé publique, pour l’Etat. »

Nous avons le droit de poser nos questions
Nathalie Garnier encourage les femmes nouvellement diagnostiquées d’un cancer du sein à poser toutes leurs questions à l’équipe soignante : « Surtout, osez poser toutes les questions auxquelles vous pensez. Faites des listes car lorsque vous êtes en entretien avec le médecin, il explique tant de choses qu’on peut parfois vite oublier ses propres questions. N’ayez pas peur de rejoindre des associations qui peuvent vous aider à y voir clair plutôt que d’aller chercher des informations sur Internet. Des associations de patients, comme Patients en Réseau - Mon réseau cancer du sein, permettent d’avoir accès à des informations vérifiées par des scientifiques. Il faut aussi savoir insister pour avoir les réponses qu’on attend, nous avons le droit d’avoir des questions et de les poser. »

Eviter une chimiothérapie inutile
« Les tests génomiques permettent à des femmes d’éviter une chimiothérapie parce qu’elle est inutile dans leur situation », alerte Laure Guéroult Accolas, fondatrice de l’association Patients en Réseau - Mon Réseau Cancer du Sein. Près de 60 000 femmes sont diagnostiquées en France d’un cancer du sein chaque année. L’enjeu des tests génomiques est de s’assurer de la nécessité d’une chimiothérapie. Les femmes diagnostiquées à un stade précoce d’un cancer du sein hormono-dépendant (RH+), dont la protéine HER2 naturellement présente dans l’organisme ne prolifère pas dans les cellules (HER2-) et ne présentant pas d’atteinte ganglionnaire ou pas plus de 1 à 3 ganglions envahis, peuvent en bénéficier. 
 
« Il faudrait rembourser les tests génomiques »
« Mais pour que les tests génomiques, développés depuis une vingtaine d’années, soient accessibles à toutes les femmes qui en ont besoin - éviter les pertes de chance et les inégalités selon la région dans laquelle elles habitent - il faudrait qu’ils soient remboursés »Pr Pascal Pujol, onco-généticien, CHU Montpellier, Président de la Société Française de Médecine Personnalisée et Prédictive (SFMPP). « Quand on compare le coût de la signature génomique et le coût de la chimiothérapie et de son incidence, nous sommes clairement en faveur du remboursement de ces tests », 
Pr Jean Marc Ferrero,
 oncologue médical, Centre Antoine Lacassagne - CLCC Unicancer. « Il est essentiel que les tests génomiques rejoignent la nomenclature des actes de biologie médicale, instituant leur place dans les actes de pratique médicale courante »Pr. Jean-Jacques Zambrowski, enseignant de politique et économie de la santé - Université Paris Saclay.
 

En savoir plus :

Web Tv Cancer du sein, chimiothérapie et tests génomiques, 

Mon traitement cancer du seinhttps://www.montraitement-cancerdusein.fr/

Exact Scienceshttps://www.exactsciences.com/

Patients en réseauhttps://www.patientsenreseau.fr/cancer-du-sein-et-chimiotherapie-tests-genomiques/

Mon réseau cancer du seinhttps://www.monreseau-cancerdusein.com/dossiers/mieux-comprendre/parcours-diagnostique/tests-genomiques-predictifs/tests-genomiques-predire-le-risque-de-recidive-et-preciser-la-necessite-dun-ch


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