En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour améliorer votre navigation, faciliter votre connexion et recueillir des statistiques.

En savoir plus OK

 › ACTUALITÉ

Mieux connaître la maladie de Verneuil pour la diagnostiquer plus tôt

Press Tv News - Acteurs de Santé Tv - jeudi 24 juin 2021
par Stéphanie Chevrel & Gaël de Vaumas, avec le soutien de ConvaTec en toute indépendance éditoriale

 
La maladie de Verneuil est très peu connue du grand public, pourtant elle touche environ 600 000 personnes en France et son diagnostic est souvent posé trop tardivement.Le Dr Philippe Guillem, Chirurgien viscéral et digestif à la Clinique du Val de l’Ouest à Lyon et Vice-président du Réseau Verneuil, nous explique la spécificité de cette maladie douloureuse et invalidante.
 
Mieux connaître la maladie de Verneuil pour la diagnostiquer plus tôt 
 « La maladie de Verneuil est une maladie inflammatoire chronique et récidivante de la peau qui se manifeste sous forme de poussées inflammatoires récurrentes et récidivantes. Difficile à traiter, douloureuse, elle laisse apparaitre des nodules inflammatoires, des abcès, des kystes, sur certaines zones de la peau riches en poils et dans les zones de sueur », explique le Dr Philippe Guillem, Chirurgien viscéral et digestif à la Clinique du Val de l’Ouest à Lyon et Vice-président du Réseau Verneuil. Il poursuit : « cette maladie touche environ 1% de la population et deux à trois fois plus de femmes que d’hommes. Elle démarre, plutôt autour de la vingtaine, voire même avant, au moment de la puberté. Les fumeurs (70 à 90% des patients) et les personnes en surpoids ou atteintes d’obésité sont plus particulièrement affectées par cette maladie qui, bien souvent, les empêche de mener une vie normale. »
 
Des webinaires pour les pros de santé
 

Avec la pandémie de Covid-19, les conférences en ligne se sont démultipliées. ConvaTec, dès le début du confinement, a proposé aux professionnels de santé une série de webinars. Nathalie Giglio Duval explique comment et pourquoi les professionnels de santé ont adhéré à ce nouveau type de communication.proposés par ConvaTec, Des webinaires pour les professionnels de santé
 
 
> Voir l'interview
 
Un diagnostic trop souvent retardé
« Dans 20 à 25% des cas, la maladie de Verneuil évolue dans un cadre familial. C’est en cela qu’il peut y avoir une transmission d’un parent à un enfant, mais ce n’est pas du tout une maladie contagieuse. On ne risque pas de l’attraper en touchant un patient atteint de la maladie. » Le Dr Philippe Guillem alerte sur les trop fréquents retards de diagnostic : « il faut compter entre sept à huit ans entre l’apparition des premiers symptômes et le diagnostic, pourtant relativement facile à poser. Il repose sur trois critères : le premier est l’évolution chronique et récidivante pendant au moins six mois ; le second est d’avoir des abcès à répétition, habituellement localisés dans les plis de l’aine et les plis sous les bras ; le troisième critère est l’aspect typique des lésions, nodulaires, kystiques, inflammatoires et douloureuses. »
 
La chirurgie fait disparaître la maladie sur une zone spécifique et évite les récidives
« On peut soigner cette maladie de deux façons, en essayant soit de contrôler les bactéries avec des antibiotiques, soit de contrôler le système immunitaire inflammatoire avec des biothérapies. Il s’agit de traitements de fond qui visent à contrôler la maladie et diminuer les poussées, mais qui ne font pas disparaître la maladie. Lors de poussées aiguës, les antibiotiques sont nécessaires quelques jours. A ces traitements médicamenteux vient s’ajouter la chirurgie : à l’endroit où l’on a opéré, les lésions ne réapparaissent pas, la maladie disparaît. Les traitements médicamenteux et chirurgicaux ne doivent pas être opposés, ils sont complémentaires : contrôler l’ensemble de la maladie avec les traitements médicamenteux ou contrôler spécifiquement une zone particulièrement atteinte avec la chirurgie. »
 
Des soins infirmiers postopératoires importants
« La chirurgie repose sur deux principes : le premier est d’enlever la totalité de la lésion pour éviter que la maladie revienne à cet endroit ; le deuxième principe est de “laisser ouvert”. Cela veut dire qu’on attend que ça cicatrise tout seul. Le principe est d’obtenir une cicatrisation progressive, de la profondeur vers la surface de la peau, mais cela nécessite, dès le retour du patient chez lui, des soins infirmiers postopératoires réalisés et essentiellement placés sous la responsabilité d’un cabinet d’infirmiers libéraux ou d’un prestataire de soins à domicile en cicatrisation, en lien étroit avec le chirurgien. 
L’opération peut se faire dans la journée, en ambulatoire, le patient arrive le matin et repart le soir. Il peut également être hospitalisé quelques jours, cela dépend de l’importance du geste chirurgical et de son environnement, s’il vit seul ou s’il est entouré, par exemple. »
 
Des pansements spécifiques pour faciliter la cicatrisation
« Nous utilisons des pansements spécifiques qui vont aider la cicatrisation, que l’on appelle des mèches. Ce sont des compresses un peu particulières qui empêchent à la plaie de se refermer trop vite en surfaceLa mèche est placée en profondeur dans la cavité de la plaie et recouverte d’un pansement changé tous les jours par l’équipe infirmière. Tous les infirmier(e)s peuvent poser ce type de pansement dans les plaies cavitaires, même si en pratique, il vaut mieux avoir fait une spécialisation. Il faut prêter beaucoup d’attention à la cicatrisation pour qu’elle se déroule dans de bonnes conditions. »
 
Oser en parler et se tourner vers les associations de patients
« Pour diagnostiquer la maladie de Verneuil de façon plus précoce, il faut que les patients osent en parler et que les soignants la connaissent mieux car le principal problème de cette maladie est lié à sa méconnaissance. Les patients souffrent sans savoir pourquoi et ne trouvent pas de réponse à leurs questions. Ils ont alors tendance à se replier sur eux-mêmes et à s’isoler. Le premier conseil à leur donner est d’en parler à leur infirmière ou à leur médecin et de ne pas hésiter à entrer en contact avec les deux associations de patients qui existent en France : l’AFRH, Association Française pour la Recherche sur l’Hidrosadénite, autre nom de la maladie de Verneuil, et Solidarité Verneuil. Toutes deux vont apporter aux patients à la fois une aide sur le diagnostic et une orientation vers les médecins spécialistes. »
 
Interview réalisée pour la web Tv Plaies et Cicatrisations - Acteurs de santé Tv avec le soutien institutionnel de ConvaTec.
 
En savoir plus :
Clinique du Val de l’Ouest, Lyon : https://www.cliniqueduvaldouest.com
ResoVerneuil : https://resoverneuil.com
Association Française pour la Recherche sur l’Hidrosadénite :
http://www.afrh.fr
Laboratoires ConvaTec @ConvatecWoundFr : https://www.convatec.fr
 
 
 
 
 
Pour suivre l'actualité en direct → Inscrivez-vous dès maintenant !
Les autres publications « ACTUALITÉ »
Edito
Tous acteurs de santé !
Avec plus de 70 millions de vidéos vues, notre site "acteurs de santé" enregistre une progression que nous ne pouvions imaginer à sa création.

Depuis, les visiteurs ont pu visionner des témoignages d'experts, de patients, d'aidants, de scientifiques et d'industriels. La rigueur de nos sujets et l'indépendance de nos reportages ont été reconnues par la norme HealthOnNet (HON).

Nous tenons à remercier "les acteurs de santé" qui ont donné de leur temps pour répondre à nos questions et les chercheurs de la Fondation HON pour la pertinence de leurs remarques.Nous voulions délivrer au plus grand nombre des informations de qualité, le score des visites est la réponse que nous attendions.

Gaël de Vaumas.
Copyright 1998/2021 © Press Tv News - Tous droits réservés - Informations légales - Contact