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Cancer et chimiothérapie orale à domicile

Press Tv News - Acteurs de Santé Tv - dimanche 20 juin 2021 - Mis à jour le 24 juin 2021
par Stéphanie Chevrel & Gaël de Vaumas, avec le soutien de Continuum+ en toute indépendance éditoriale

De plus en plus de patients atteints de cancer sont aujourd’hui traités à leur domicile. Le pharmacien hospitalier peu connu du grand public voit son rôle se transformer. Comme l’expliquent le Dr Héloïse Cadart, Pharmacien clinicien, Praticien Hospitalier au Centre Hospitalier Intercommunal Nord Ardennes, et le Dr Emilie Petit-Jeanpharmacien hospitalier à l’ICANS, Institut de Cancérologie Strasbourg Europe, ce professionnel de santé joue aujourd’hui un rôle central dans la mise en place et le suivi des patients traités chez eux par chimiothérapie orale, en lien étroit avec les équipes hospitalières et les soignants de ville dont le pharmacien d’officine.

C’est l’oncologue qui initie la prescription de chimiothérapie 
« La décision de démarrer une chimiothérapie orale est toujours prise en réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP). Le patient voit ensuite son oncologue, nous essayons de participer à cette consultation médicale de primo-prescription. Cela nous permet de connaître très exactement l’information que le patient a reçu du médecin », explique le Dr Héloïse Cadart, Pharmacien clinicien, Praticien Hospitalier au Centre Hospitalier Intercommunal Nord Ardennes

Le pharmacien hospitalier explique au patient les modalités de son traitement par voie orale à domicile
« Dans un second temps, nous voyons le patient en consultation pharmaceutique à l’hôpital, parfois en collaboration avec l’infirmière de coordination. Nous allons alors lui expliquer comment va se dérouler son traitement par chimiothérapie orale et son suivi à son domicile. Nous lui expliquons aussi les effets indésirables qui peuvent survenir et surtout comment il va devoir les gérer, quand est-ce qu’il doit alerter son médecin traitant, son pharmacien d’officine ou bien directement l’hôpital », poursuit le Dr Héloïse Cadart. Le Dr Emilie Petit-Jean, pharmacien hospitalier à l’ICANS, Institut de Cancérologie Strasbourg Europe, ajoute que « l’arrivée des thérapies orales a transformé le métier de pharmacien hospitalier puisqu’avec ces nouvelles thérapeutiques s’est posée la question des interactions médicamenteuses, notamment avec les compléments alimentaires ». Elle précise que dans son établissement ont été développés « des ateliers éducatifs pour accompagner les patients dans la gestion de ces nouveaux traitements. »

Mieux se coordonner avec les professionnels de ville
« En cancérologie, les chimiothérapies injectables nous avaient habitué à un circuit exclusivement hospitalier. La dispensation des chimiothérapies orales a vraiment recentré le suivi ambulatoire des patients et impliqué un nouvel acteur dans les parcours de ces patients : le pharmacien d’officine », indique le Dr Emilie Petit-Jean. « Aujourd’hui, nous sommes en effet en lien avec les pharmaciens de ville pour qu’ils puissent préparer la première dispensation du traitement. Nous les accompagnons dans la gestion des effets indésirables et nous structurons le suivi en insistant sur les points sensibles qui pourraient être critiques pour les patients. » 
 
Pour les soignants, des informations facilement accessibles sur le suivi du traitement des patients à leur domicile
« Nous proposons au patient de rentrer dans un accompagnement à domicile avec son infirmière libérale habituelle par le biais de la plateforme AKO@dom, développée par Continuum+. Nous mettons alors en place le suivi du patient en lien avec ses professionnels de santé de ville », précise le Dr Héloïse Cadart. « Lorsque le patient rentre à son domicile et qu’il commence à prendre son traitement, son infirmière, après avoir été formée par Continuum+, lui rend visite une fois par semaine, puis tous les quinze jours. Elle renseigne sur la plate-forme les éventuels effets indésirables observés et prend également tous les paramètres habituels de suivi. »
 
Un meilleur suivi de nos patients sous chimiothérapie orale
Selon le Dr Héloïse Cadart, « à l’hôpital, l’oncologue, le pharmacien ou l’infirmière de coordination ont accès à toutes ces informations, ce qui leur permet d’avoir un regard sur ce qui se passe au domicile du patient et facilite sa consultation de suivi qui a généralement lieu un mois plus tard. Les soignants savent alors déjà comment s’est passé le traitement au domicile. La plateforme nous permet d’avoir une vision rapide et globale de tous nos patients sous traitement et une meilleure collaboration avec l’ensemble de l’équipe des professionnels de santé de l’hôpital et de ville qui prennent en charge le patient, à son plus grand bénéfice ».

AKO@dom est un vrai “plus” pour nous
« La coordination avec les professionnels de santé de ville est un véritable challenge. L’accompagnement avec l’application est un vrai “plus” pour nous. Cela nous permet de communiquer de façon sécurisée avec l’ensemble des professionnels de santé en charge du patient et en particulier, avec les pharmaciens d’officine : nous pouvons leur transmettre en amont l’ordonnance de la primo-dispensation ainsi que notre analyse pharmaceutique qui va les aider à organiser et structurer le suivi. Cela nous permet aussi d’échanger : nous attendons des pharmaciens d’officine qu’ils nous indiquent les éventuelles toxicités au traitement ou les difficultés que peuvent rencontrer les patients dans la gestion de leur traitement au quotidien », relève le Dr Émilie Petit-Jean.
 
Optimiser et personnaliser la prise en charge des patients avec notre expertise de pharmacien hospitalier
« Pour autant, les pharmaciens hospitaliers ne sont pas nombreux, nous avons vraiment besoin de nous structurer. Continuum+ nous permet vraiment d’optimiser et de personnaliser la prise en charge des patients en prenant en compte tous les professionnels qui interviennent dans leur parcours de soins. Cela nous permet d’apporter notre expertise en tant que pharmacien hospitalier, spécialisé en oncologie », insiste le Dr Émilie Petit-Jean. « C’est vrai, cet outil nous est vraiment devenu aujourd’hui indispensable. S’il n’existait pas, il aurait fallu le créer pour améliorer le traitement des patients sous chimiothérapie orale », conclut le Dr Héloïse Cadart.
 
Interview réalisée en toute indépendance éditoriale par Acteurs de santé Tv avec le soutien de Continuum+. La plateforme AKO@dom a été développée avec les associations Patients en réseau et AF3M.
 
En savoir plus : 
Continuum+ : https://www.continuumplus.net/ 
- Centre Hospitalier Intercommunal Nord Ardennes
https://fr.linkedin.com/company/ght-nord-ardenne 
- ICANS :
 https://www.icans.eu 
- AF3M, Association Française des Malades du Myélome Multiple :
 https://www.af3m.org/ 
- Patients en réseau : 
https://www.patientsenreseau.fr/
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