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L' obésité est une maladie qui se soigne

Press Tv News - Acteurs de Santé Tv - mardi 3 mars 2020
par Gaël de Vaumas & Stéphanie Chevrel

4 mars, Journée Mondiale de l’Obésité.
Son objet ? Prévenir, dépister et soigner l’obésité à travers des événements organisés dans toute la France dans les établissements de soins. « Il existe aujourd’hui des moyens de prise en charge et de traitement de l’obésité qui est une maladie chronique. Le patient n’est pas coupable de cette situation », insiste le Dr Guillaume Pourcher, chirurgien de l’obésité, Responsable du Centre de l’obésité, Institut Mutualiste Montsouris, Paris. Au-delà d’un IMC  (Indice de Masse Corporelle) supérieur à 35, seule la chirurgie peut être efficace dans le temps. Après six mois de préparation, Emmanuel Grenon, 50 ans, a choisi, il y a quatre ans, de se faire opérer. « Lorsque j’ai pris conscience des risques que l’obésité pouvait avoir sur le long terme - maladies cardio-vasculaires, risques de cancers multipliés par dix -, j’ai pris peur. La chirurgie a changé ma vie », déclare-t-il.

A 40 ans, j’ai décidé de régler définitivement mon problème d’obésité
Emmanuel Grenon, Directeur de la division Innovations Chirurgicales chez Medtronic, a décidé de se faire opérer de son obésité. « Je pesais un peu plus de 122 kg pour 1,75 m. J’ai perdu plus de 44 kg, mon poids est aujourd’hui de 78 kg. Quand j’étais obèse, je ne me sentais pas forcément malade, je me sentais même plutôt bien. J’étais sportif, plutôt joyeux et bon vivant. Maladies cardio-vasculaires, diabète, risque de cancers, à la quarantaine, j’ai pris peur des conséquences que l’obésité pouvait avoir sur le long terme. Je voulais régler une bonne fois pour toutes ce problème de poids que je trainais depuis une dizaine d’années. »
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 Au-delà d’un IMC de 35, il y a urgence
« En France, 17% de la population adulte est obèse. L’obésité est assez facilement définie grâce à l’IMC (Indice de Masse Corporelle). Au-dessus de 25 kg/m2, il s’agit d’une situation de surpoids qui peut se contrôler par une hygiène de vie et un suivi médicalisé et diététique. Quand l’IMC se situe au-dessus de 30, il s’agit d’une obésité de stade 1. Au-delà d’un IMC supérieur à 35 qui marque un stade d’obésité sévère, il faut surtout ne pas rester seul et se faire prendre en charge », alerte le Dr Guillaume Pourcher, chirurgien de l’obésité, Responsable du Centre de l’obésité, Institut Mutualiste Montsouris, Paris
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Obésité sévère et morbide, ne pas rester seul
Il poursuit : « L’obésité morbide, stade 3 de l'obésité défini par un IMC supérieur à 40, présente des risques de mortalité très importants. Se faire opérer diminue ces risques. En France, les recommandations de la Haute Autorité de Santé (HAS) publiées en 2009 définissent les critères de prise en charge chirurgicale : être suivi pendant au moins 6 mois avant d’envisager cette procédure thérapeutique qui sauve le patient. La chirurgie n’est pas une solution de facilité. C’est courageux de se faire opérer. Il faut rassurer les patients sur cette prise en charge pluridisciplinaire qui nécessite une bonne préparation et un bon suivi pour obtenir une bonne réussite. Ce moment est crucial dans la vie des patients. Il y a un avant et un après la chirurgie. On parle souvent de renaissance. »
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 Des causes multifactorielles
« Mal manger ou ne pas faire suffisamment d’activité physique et de sport sont des facteurs aggravants de la maladie, mais pas véritablement les causes », précise le Dr Guillaume Pourcher. « Quatre causes ont été identifiées qui peuvent intervenir en même temps à des proportions différentes et ce n’est pas la faute du patient s’il est dans cette situation. La 1ère est d’ordre génétique, la 2ème relève de facteurs hormonaux, la 3ème concerne les problèmes d’ordre microbiotique et la 4ème est d’ordre psychologique.»
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Une prise en charge multidisciplinaire globale
« Autour du chirurgien, coordinateur de la prise en charge, une équipe composée de nutritionniste, psychologue, coach ou éducateur sportif, diététicienne, va accompagner le patient. » Des patients experts qui ont suivi une formation vont également intervenir, « ils ont un vécu et une expertise, véritables armes thérapeutiques pour le souffrant », poursuit le Dr Guillaume Pourcher. Par ailleurs, l’obésité détruit le corps à petit feu : le cœur, mais aussi le poumon, le foie et multiplie globalement par dix les risques de cancer, donc toutes les spécialités médicales sont impliquées
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A 50 ans, la chirurgie a changé ma vie
Emmanuel Grenon est suivi pour toute la vie. « Après avoir assisté à des réunions d’information avec d’anciens et de futurs patients dans un centre de chirurgie bariatrique à côté de mon domicile, j’ai pris rendez-vous avec le chirurgien. J’ai effectué une batterie de tests et me suis préparé à l’intervention chirurgicale pendant six mois avec un psychologue et une nutritionniste. Opéré un lundi matin, je suis rentré chez mois le mercredi. J’ai été arrêté pendant cinq semaines pendant lesquelles j’ai perdu 15 kg. J’avais déjà perdu 10 kg pendant les mois de préparation. Après avoir revu le chirurgien pour un premier bilan, j’ai repris une activité professionnelle et une activité physique progressive. Aujourd’hui, je vois une nutritionniste deux fois par an pour m’assurer que la perte de poids reste stable. Nous avons mis en place cette routine depuis maintenant presque 3 ans pour ce suivi à vie. »
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 Passé un certain stade, ce n’est pas parce qu’on mange mal qu’on est gros
« Organiser des campagnes de prévention pour sensibiliser au fait qu’il faut bien manger et faire de l’activité physique est primordial. Passé un certain stade, ce n’est pas parce qu’on mange mal qu’on est gros et malade, mais parce qu’on a une tendance à l’obésité. L’alimentation est un facteur aggravant comme le fait de ne pas faire de sport ou d’être victime du regard des autres car l’obésité reste taboue dans notre société avec une grossophobie très présente, de façon parfois inconsciente », observe le Dr Guillaume Pourcher. « Sensibiliser le grand public lors de la Journée Mondiale de l’Obésité, par le biais des collectifs de patients est très important. Plus que la prévention, la principale urgence est de dépister la personne qui souffre, à travers le calcul de son IMC, de façon à savoir si elle est en danger ou pas. Un IMC supérieur à 35, ce n’est pas normal, il faut consulter. »
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Dans le prolongement de la Journée Mondiale de l’Obésité, Medtronic soutient le spectacle « Gros Patapouf », créé par la comédienne marionnettiste Lysiane Decoin et présenté dans les classes élémentaires, pour l’instant, dans les écoles de Bordeaux pour sensibiliser les plus jeunes aux conséquences que peuvent avoir les moqueries sur leurs camarades en surpoids ou en obésité.
A suivre… 

 « Prévenir et soigner la maladie obésité » - Interview réalisée par Acteurs de santé Tv, en toute indépendance éditoriale, avec le soutien de Medtronic, à l’occasion de la Journée Mondiale de l’Obésité 2020 organisée par le CNAO (Collectif National des Associations d’Obèses)
avec le soutien de nombreux partenaires, dont Medtronic France
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