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Perceptions et attentes dans la lutte contre les cancers

Press Tv News - mercredi 22 mai 2013 - Mis à jour le 17 juin 2013

« 1 Français sur 2 interrogés se dit satisfait du financement de la lutte contre le cancer » Résultats de l’enquête PACE*

Une vaste enquête d’opinion appelée PACE* (Patient Access and Cancer Care Excellence) a été menée dans 6 pays – Allemagne, Italie, Royaume-Uni, Japon, Etats-Unis et France – par Lilly Oncologie avec GfK** pour déterminer le niveau de connaissances de la population générale, des patients et du personnel soignant sur les traitements et les soins en cancérologie, sur le système de santé de leur pays et l’implication des malades. En France, les principaux résultats de l’enquête sur les perceptions et attentes dans la lutte contre les cancers révèlent que 59% de la population sont satisfaits des avancées effectuées ces vingt dernières années dans la lutte contre le cancer*. En revanche, 60% regrettent la lenteur de la mise à disposition des molécules innovantes aux patients*. Deux perceptions partagées par l’ensemble des personnes auditées dans le monde. Le cancer est à l’origine de 7,6 millions de morts en 2008, soit environ 13% de la mortalité mondiale.

Une bonne connaissance générale en oncologie mais des idées reçues persistantes Les résultats de l’enquête PACE soulignent la bonne compréhension en oncologie de la population générale. A l’image des 5 autres pays interrogés, près d’1 Français sur 2 (48%) considère que l’annonce du diagnostic n’est plus synonyme de mort assurée (contre 65% des Américains). Cet optimisme relatif est partagé par les patients (67%) et les personnels soignants (56%). Cependant, certains clichés persistent chez les Français interrogés. En effet, 46% pensent que le cancer est une seule et même pathologie sévissant dans toutes les parties du corps. Les chercheurs ont pourtant recensé plus de 200 types de cancers d’origines différentes (environnementales, génétiques ou biologiques).« Le niveau de connaissance varie en fonction des niveaux socio-économiques, des expériences personnelles et des âges : il augmente brutalement quand l’individu ou un de ses proches est atteint d’un cancer » explique le Professeur Philippe Rougier, ex-Chef de service Oncologie Digestive à Hôpital Européen Georges Pompidou.

Un délai d’attente trop long pour l’accessibilité des patients aux molécules innovantes
59% de la population estiment que les progrès en oncologie ont été remarquables ces vingt dernières années ; la moitié des Français interrogés se dit d’ailleurs satisfaite du financement de la lutte contre le cancer. Un point de vue que ne partagent pas les 74% des patients et 81 % des personnels soignants qui attendent davantage de financement. Autre point important soulevé par 60% de la population française : le temps d’attente beaucoup trop long des patients pour accéder aux produits innovants. En effet, les patients sont 86% à se plaindre de ce délai contre 65% des personnels soignants. « Avant d’être autorisées sur le marché français, toutes les molécules innovantes sont souvent autorisées bien avant aux Etats-Unis. En France, le volet réglementaire a pris le dessus. On cherche avant tout à se couvrir des risques d’image, financiers et sanitaires. Une telle approche très réglementée est antinomique avec une démarche d’innovation. La prise d’initiative doit être primordiale » souligne Bernard Delcour, Président de l’Association Française des Malades du Myélome Multiple (AF3M).

Faciliter l’accès des patients aux essais cliniques Le cancer est une cause majeure de mortalité dans le monde et le nombre de décès, en France, par cancer est estimé en 2011 à 147 500. L’objectif est d’optimiser l’accès des patients aux essais cliniques pour leur faire bénéficier de traitements innovants et faire avancer la Recherche ; selon l’enquête, 72% des Français souhaitent que les patients puissent participer à des essais cliniques. Actuellement, seulement 15% des patients en France y ont déjà participé et 68% des patients affirment n’avoir jamais abordé ce sujet avec leur médecin. « Le rôle des médecins pour optimiser l’accès des patients aux essais cliniques est très important. Cela demande une certaine discipline parce qu’il existe beaucoup d’essais de types différents : les essais cliniques peuvent être menés par les industriels, en particulier pour évaluer les nouveaux produits, ces essais ne pouvant inclure qu’un nombre limité de patients ; ceux qui sont soutenus par le gouvernement à travers les programmes hospitaliers de recherche clinique (PHRC) et ceux menés par les sociétés savantes » précise le Professeur Philippe Rougier.

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