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Le sevrage tabagique, une expérience intime et collective

Press Tv News - Acteurs de Santé - jeudi 23 novembre 2017
par Gaël de Vaumas

Habitudes comportementales lors du sevrage, expérience solitaire ou collective de l’arrêt… Les résultats de l’étude Ifop/Pfizer réalisée à l’occasion du Mois sans Tabac auprès d’ex-fumeurs témoignent de la difficulté du sevrage, mettant en lumière un rapport à la fois social et individuel à la cigarette.

43% des anciens fumeurs ont eu besoin d’adapter leur quotidien suite à leur sevrage tabagique. Parmi eux : 39% ont instauré des réflexes personnels (chewing-gums, boules anti-stress…) ; 33% ont modifié leur alimentation et 32% ont repris ou renforcé leur activité sportive. En dehors de la volonté, s’ils ont vraiment réussi à arrêter de fumer, c’est parce qu’ils ont pris conscience de l’effet du tabac sur leur santé (73% des éléments déterminants).

La cigarette, les autres et moi 
Pour une majorité d’anciens fumeurs (65%), c’est avant tout la privation lors de moments conviviaux qui constitue la principale difficulté rencontrée - avec le café, pendant les pauses, durant les soirées…

« C’est bien parce qu’on peut faire face à de multiples tentations collectives, qu’il est bon de se forger de solides motivations personnelles pour pouvoir y résister. La force de l’extérieur ne doit pas être sous-estimée, et dans les deux sens ! En négatif comme en positif, car la force du soutien de l’entourage figure parmi les clés de succès du sevrage tabagique », indique Fabienne Gomant, directrice adjointe du Département Opinion de l’Ifop.

Trouver ses éléments de motivation personnelle
Parmi ceux qui ont modifié leurs habitudes, 27% se sont même abstenus de certaines sorties pour éviter le contact avec des fumeurs ; d’autres évoquent aussi la difficulté de refuser une cigarette qui leur était proposée (23%). A l’inverse et dans un sens positif, 23% de ceux qui évoquent un facteur-clé de succès, pensent que cette fois-ci, ils ont vraiment réussi à arrêter de fumer car ils ont bénéficié du soutien de leur entourage.

« Ce qui va vous motiver à arrêter de fumer n’est pas forcément la peur de la maladie (…) mais les éléments de motivation les plus personnels possibles. (…) Vous allez les trouver éventuellement avec l’aide d’un tabacologue ou de votre médecin traitant (…). Ce qu’il faut que vous forgiez vous-même, c’est votre élément de motivation personnelle qui va vous porter, non seulement à arrêter, mais surtout qui va vous aider à ne pas reprendre votre tabagisme », conseille le Professeur Daniel Thomas, cardiologue.

Se faire accompagner par un professionnel de santé, c’est multiplier les chances de succès
Les ex-fumeurs interrogés dans le cadre de cette enquête témoignent d’un faible recours à l’aide médicale, celle-ci permettant pourtant d’augmenter leurs chances de succès. Parmi ceux qui déclarent avoir eu besoin d’adapter leur quotidien lors de la période de sevrage tabagique, une part infime déclare avoir consulté plus fréquemment un professionnel de santé (5%). 

« Quand on arrête de fumer, l’un des freins majeurs pour les fumeurs, c’est surtout la douleur du manque. (…) On ressent qu’on est stressé, énervé, on peut avoir des fringales, on peut être déprimé. Un professionnel de santé peut aider le fumeur à avoir une prise en charge adaptée à son besoin », déclare le Docteur Marion Adler, tabacologue.

Santé, addiction, budget : tout l’intérêt d’arrêter ! 
Les anciens fumeurs portent avant tout un regard factuel sur leur pratique du tabac avec, en tête, la conscience d’un risque pour la santé (82%), la nature addictive du tabagisme (71%) ou encore sa dimension financière (70%). Les aspects émotionnels, quant à eux, font davantage ressortir l’idée d’un mauvais souvenir (28%) que d’éventuels bénéfices tels qu’un plaisir quotidien (22%) ou bien une forme de liberté (14%). « On retrouve ici tous les déterminants d’une addiction. On connaît pertinemment ses effets négatifs, mais pourtant il est difficile de s’en passer », ajoute Fabienne Gomant. 

Parallèlement, la question de la volonté personnelle ne doit pas être négligée. 50% des anciens fumeurs considèrent que la réussite n’est vraiment qu’une seule question de volonté personnelle. Mais même si elle apparaît nécessaire, elle peut être insuffisante. 

Sevrage tabagique, plus d’informations à retrouver sur le site
www.jarrete-la-cigarette.fr 

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