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Cancer colorectal : Les femmes et les actifs plus vulnérables face à la maladie

Press Tv News - Acteurs de santé - jeudi 23 février 2017
par Gaël de Vaumas

A l’occasion de Mars Bleu, mois de sensibilisation au cancer colorectal, l’Association France Côlon  divulgue les résultats de l’enquête nationale « Vivre avec un cancer colorectal » menée pendant un an auprès de 225 patients. Les principaux résultats révèlent que les femmes et les actifs sont plus vulnérables aux conséquences du cancer colorectal : 24 % des femmes et 31 % des personnes de moins de 65 ans souffrent de difficultés financières (contre, respectivement, 16 % des hommes et 5 % des plus de 65 ans). « L’objectif de cette enquête est de permettre à France Côlon de mieux adapter son action aux besoins des patients en difficultés et aux problématiques les plus fréquemment rencontrées », indique Jean-Louis Bertou, président de l’association France Côlon.
Retrouvez l’intégralité de son interview ICI

Avec 43 068 nouveaux cas en France en 2015 dont 54,6 % survenant chez les hommes, le cancer du côlon-rectum se situe, tous sexes confondus, au 3ème rang des cancers les plus fréquents, après le cancer de la prostate et le cancer du sein. En 2015, 17 833 personnes sont décédées des suites de ce cancer. Pourtant, dépisté à temps, il guérit dans plus de 90 % des cas (contre 50 % en cas de dépistage tardif).

1 patient sur 5 confronté à des difficultés financières
L’aspect financier est une difficulté majeure rencontrée par les personnes interrogées dans le cadre de l’enquête. 20 % des répondants témoignent connaître des difficultés financières, essentiellement les femmes (24% vs 16% des hommes) et les personnes âgées de moins de 65 ans (31% contre 5% des plus de 65 ans). « Les hommes ont beaucoup plus de mal à parler des difficultés rencontrées car ce cancer est très tabou, intime. Personnellement, j’ai rencontré des problèmes financiers car, contrairement à ce qu’on m’avait annoncé, je n’étais pas couverte à 100 %. J’ai eu beaucoup de frais supplémentaires. L’autre problème concerne les aidants. Les patients sont bien pris en charge, suivis, entourés, ce qui n’est pas le cas des aidants qui sont seuls. Mon fils de 12 ans à l’époque a très mal vécu mon cancer et personne ne l’a soutenu », déplore Sandra Tivan, patiente.

1 actif sur 5 a peur de perdre son travail
Dans cette enquête, les personnes actives déclarent que les séquelles de la maladie nuisent à leur capacité d’effectuer leur travail : 39 % indiquent que le cancer et les traitements influent sur leur aptitude à travailler et 20% affirment avoir peur de perdre leur emploi. « Aujourd’hui, le vrai problème dans le cancer colorectal est le retour à la vie professionnelle car même guérie, la maladie laisse des traces. En effet, l’intestin ne fonctionne plus aussi bien qu’avant, en particulier en terme d’autonomie. Parfois, les personnes éprouvent une grande fatigue, souffrent de troubles de la concentration… Un dispositif d’accompagnement au travail doit être instauré pour que les patients retournent travailler à leur rythme sans avoir l’impression d’être en situation d’échec », indique Stéphane Korsia-Meffre, responsable de l’enquête « Vivre avec un cancer colorectal ».Retrouvez l’intégralité de son interview ICI

1 femme sur 5 a recours à un suivi psychologique
Selon les résultats de l’enquête, les femmes éprouvent plus de difficultés que les hommes. En effet, elles rapportent une qualité de vie moins bonne que les hommes avec un score global de 1,33 contre 1,02 pour les hommes, en particulier en terme psychosocial (relations avec la famille, les amis et la vie professionnelle) où le score est de 1,63 contre 0,96 pour les hommes (plus le score est proche de 0, meilleure est la qualité de vie). Les femmes ont également plus recours à un suivi psychologique que les hommes (21 % des femmes contre 13,5 % des hommes) ainsi qu’aux psychotropes (15% vs 7%). « Les femmes attendent des associations de patients, comme France Côlon, un soutien psychologique et des informations pratiques sur les aspects médico-sociaux de la maladie (famille, travail, etc.). Plus une femme est jeune, plus elle rencontre de difficultés au quotidien », affirme Stéphane Korsia-Meffre.

Source : enquête « Vivre avec un cancer colorectal » réalisée par l’association France Côlon, avec le soutien financier de la Fondation Roche et l’intervention d’Epidaure, auprès de 225 patients atteints d’un cancer colorectal (questionnaires remis dans les services hospitaliers ou disponibles en ligne) – de septembre 2014 à septembre 2015.

Retrouvez toutes les interviews sur http://www.webtv-colon.fr/

En savoir plus, www.france-colon.fr

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